Mon frère, né normal, a attrapé à l'âge de trois jours le virus de la méningite. Cela lui a valu d'avoir des séquelles à vie (maladie mentale, niveau intellectuel très léger, crise d'épilepsie, perte de vue).
J'ai mal vécu mon enfance car toute l'attention de mes parents était portée vers mon frère handicapé.
Avec le recul, surtout depuis que je suis moi-même père de famille, je comprends que cela était normal, mais cela n'empêche qu'il me manque quelque chose.
Les relations avec mon frère sont très bonnes, car lui n'y peut rien, bien au contraire. Il a besoin de ressentir l'amour, l'attention de sa famille et c'est ce qu'il lui a valu d'avancer dans sa vie jusqu'à aujourd'hui.
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Thierry Silvestre, initiateur des Trophées Handi-Friends, continue le combat !....
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La souffrance des frères et soeurs de personnes lourdement handicapées ou malades a lonngtemps été laissée dans l'ombre. Grâce aux témoignages comme le vôtre, ceci est en train de changer.
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