Une jeune fille trisomique d’environ 25 ans s’est présentée à mon guichet. Cela ne m’a absolument pas gêné car pour moi les trisomiques sont des personnes différentes et pas des "handicapés" au sens où on l’entend généralement.
Comme je n’avais pas peur (eh oui, je l’ai souvent constaté, les gens ont peur des trisomiques), je lui ai dit un bonjour souriant, comme je le fais d’habitude avec n’importe quel client.
Celle-ci s’est donc sentie à l’aise et ma demandé, dans une élocution difficile, son chéquier. Précisons qu’elle a la chance d’avoir des parents qui, depuis sa naissance, ont voulu son autonomie et son insertion dans la société dite normale.
Donc, elle a chéquier et carte bancaire, qu’elle sait utiliser tout à fait à bon escient. J’ai été amusée de voir que pour elle aussi un sou c’est un sou. Elle était attentive au solde de son compte.
Cette charmante jeune fille a compris qu’elle était considérée comme tout le monde par moi et elle a ensoleillé ma journée d’un large sourire... Et surtout, elle m’a conforté dans ma philosophie de la vie : que tout le monde a la même valeur, et parfois une grande valeur cachée derrière les difficultés de la vie.
Et qu’il faut être très humble, d’autant que n’importe quel handicap peut frapper tant nos proches que nous mêmes a tout moment !
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