Ce collègue ne m'avait pas fait part de son handicap, ni mes managers.
J'étais son chef de projet et j'ai rapidement eu l'impression qu'il ne comprenait pas vite les choses, qu'il fallait lui répéter plus qu'aux autres. Il ne respectait pas bien les durées prévues pour les tâches et manquait de recul. Et toute l'équipe commençait à se moquer un peu de lui, derrière son dos.
Au bout de plusieurs semaines, il a souhaité me parler à l'écart et m'a fait part de son handicap : il a parfois des moments d'absence, comprend moins vite que les autres ; il panique vite. J'étais content qu'il m'en parle, mais énervé que personne ne m'ait prévenu car les conditions de travail auraient été meilleures pour lui et pour nous (qui nous énervions intérieurement de sa lenteur jusque là).
Les choses se sont mieux passées ensuite, puisque je pouvais prendre en compte sa spécificité, lui confier des tâches plus appropriées (confier les tâches plus globales à un collègue).
Néanmoins, lorsque l'équipe a réduit, c'est le premier que nous avons sorti de l'équipe (il est parti sur un autre projet qui le réclamait car il avait acquis auparavant des compétences spécifiques sur leur périmètre). Cela nous convenait bien car il produisait moins et pénalisait donc les finances du projet, sur lesquelles chefs et directeurs de projet ont des objectifs...
Pour un projet, rien n'est prévu pour permettre facilement à un travailleur handicapé d'avoir une productivité plus faible qu'un valide... malheureusement.
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