J'étais en train de suivre le stage de formation nécessaire pour devenir juge de proximité. La juge professionnelle qui m'accompagnait le plus souvent m'avait refusé le verre d'eau qui m'était nécessaire pour être audible après 10 minutes à cause de la morphine et des autres médicaments.
Comme je me suis rebellée, j'ai été convoquée par M. le premier (le premier président de la cour d'appel) qui m'a dit : " Madame, on ne rend pas la justice en mangeant et en buvant ". Puis se tournant vers le procureur général qui était présent, il ajouta en riant : " tu te souviens de machin qui suspendait les audiences tous les quarts d'heure à cause de sa prostate ". Or c'était juste ce qu'il venait de me proposer : suspendre l'audience pour aller boire dans le couloir !
Imaginez : j'utilise une sonnette placée sous le pupitre, tout le monde se lève, je sors avec les huissiers, les assesseurs, et le substitut. Je vais boire dans le couloir. J'appuie sur une autre sonnette. Dans la salle, si les gens s'étaient rassis, ils se lèvent de nouveaux, et les membres du tribunal se réinstallent. 10 minutes plus tard on recommence....
Sur les notes qui sont parties au Conseil Supérieur de la Magistrature, il était indiqué " ne sait pas parler en public ... émet des borborygmes". J'avais 54 ans. J'ai pleuré.
Réagir






Thierry Silvestre, initiateur des Trophées Handi-Friends, continue le combat !....
Emmanuel
Chain
Marc
Cheb-Sun
Muriel
Derome
Philippe
de Lachapelle
Emmanuel
Perret
Nathalie
Rodary
Yacine
Soubabe
Sur le même sujet
CES ASSOCIATIONS PEUVENT VOUS AIDER
Associations spécialisées
handicap physique
CES ENTREPRISES AGISSENT POUR L'INSERTION
Et ce sont des gens comme ça qui rendent la justice ? Belle humanité, rien à redire. J'espère que Madame a porté plainte.
Réagir