La scène se passe dans un hall où de doubles lourdes portes existent pour accéder vers l'extérieur.
La personne est handicapée physique dans un fauteuil électrique. Je me propose de l'aider pour faciliter son passage. Elle ne peut me répondre car elle a aussi un handicap pour s'exprimer.
Après quelques instants d'hésitations mutuelles, elle décide d'accepter mon offre (du moins je le suppose car son langage m'est inconnu).
Un sentiment de gêne et de confusion m'envahit, je ne sais pas si elle me comprend, ses réponses sont hors des "normes" communément reconnues par les valides.
Ses mains, ses yeux, sa tête, l'attitude même du corps ne peuvent exprimer son choix ou ses remerciements.
J'ai supposé qu'elle me remerciait.
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Thierry Silvestre, initiateur des Trophées Handi-Friends, continue le combat !....
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Personnellement, je me contente de faire ce que j'ai à faire pour faciliter la vie des gens que je rencontre, valides ou non. Cela peut être un sourire, ou tenir une porte ouverte, ou charger mon caddie des courses d'une voisine alors que je n'ai pas le droit de porter (ou tirer) des charges, cette voisine étant plus handicapée que moi.
Je n'attends aucun retour, et je n'éprouve aucune gêne d'avoir tenu la porte ouverte ou faire cette démarche exprès pour une personne qui visiblement aura du mal à le faire elle-même.
Fais aux autres ce que tu aimerais qu'on te fasse.
Et j'apprécie beaucoup lorsqu'une voisine valide me propose spontanément son aide pour monter mes courses à l'étage. Je ne dis OUI que lorsque je ne peux vraiment pas me débrouiller seule.
Je crois qu'il faut être à l'aise avec nos propres handicaps, et ceux des autres. Après le refus, vient l'acceptation.
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