Ma petite amie était en fauteuil roulant à cause d’une maladie d'enfance, elle n'avait que très peu de force et d'autres problèmes, mais guérissait malgré tout. Son handicap n'a jamais été un problème pour moi, j'étais prêt à tout surmonter.
Nous sommes restés quatre mois ensemble et nous nous sommes quittés à cause de la distance, non pour son handicap. Nous nous parlions (nous nous parlons encore) comme deux personnes "normales", nous voulions être un couple le plus normal possible.
Cela dit, il y a une chose : je restais frustré quand je voyais qu'elle n'avait aucune force et qu'elle ne faisait absolument aucun effort pour reprendre des forces. Donc il fallait que je la pousse sans cesse pour qu'elle se dépasse, qu'elle puisse se débrouiller au maximum toute seule, comme une personne valide.
Elle est complètement dépendante mais ne s'en rend pas tellement compte et parfois, elle en profite. Je l’encourageais dans les projet qu'elle voulait entreprendre afin de lui redonner confiance en elle. Pour ce qui est de ses études, j'y suis parvenu : je lui ai dit d’aller jusqu’au bout. Mais du coup, elle ne pouvait pas quitter sa région et nous avons dû rompre.
En fait, pour en revenir au sujet, quand nous parlions, nous oubliions le handicap. Il est là, on le voit, mais on l'oublie complètement. Elle le disait bien elle-même quand j'étais auprès d'elle, elle oubliait elle aussi son handicap. Comme quoi le cœur fait bien des choses !
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