Revoir un ami de toujours après ses 3 mois de coma, 5 mois d'hospitalisation et toujours en ré-éducation avec accompagnement psychologique est d'abord l'annonce d'une grande joie.
Le retrouver très diminué, béquilles, tremblement d'un bras et d'une main, son beau visage légèrement déformé, une diction imparfaite, est un choc.
Le voir heureux de se retrouver dans son pays natal, au milieu de gens aimés, cela aide à trouver les bonnes paroles d'espoir sans trop en dire car on sent bien qu'à 55 ans il sera difficile de retrouver sa forme (tennis et poste de direction).
Mais malgré cette réserve je suis heureuse de le voir là, en face de moi. C'était il y a 5 ans.
Depuis, malgré quelques progrès de motricité, il a dû renoncer à sa carrière. Il a troqué le tennis pour le golf en handisport.
Je sais par sa femme que sa bonne figure pour l'extérieur se tourne souvent en révolte et dépression devant cette "injustice". Il a toujours été un homme secret (la plupart des hommes le sont n'est-ce pas ?) et il n'a jamais saisi les perches que je lui tends pour qu'il parle de ce qui lui est arrivé.
Ce serait un beau cadeau qu'il me ferait mais la souffrance doit être trop grande de se montrer faible et vulnérable.
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Thierry Silvestre, initiateur des Trophées Handi-Friends, continue le combat !....
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Vous aimeriez que votre ami réponde à vos questions sur ce qui lui est arrvé. Mais finalement est-ce aussi important ? Est-ce que ces réponses faciliteraient vos relations ?
Je crois qu'il est souvent difficile émotionnelement de parler d'un accident de santé ou d'un handicap qui entraine de difficultés aussi importantes. On voudrait plutôt l'oublier...et que les autres passent outre.
Pourquoi chercher à tendre une perche pour faire parler la personne ? Le jour où votre ami aura envie de raconter, il le fera. Et c'est lui qui choisira son confident.
La révolte dans son milieu familial doit être difficile à supporter pour ses proches, mais cela entre dans le travail du deuil. J'espère que votre ami se fait aider dans ce sens ?
Offrez-lui votre sourire et ne focalisez pas sur ses handicaps et souffrances. La vie continue avec ou sans la santé. Il s'agit "juste" d'une adaptation à une nouvelle vie qu'on ne souhaitait pas.
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