Il s'agit de ma grand-mère maternelle que j'ai toujours vue dans un fauteuil roulant. Je prenais grand soin d'elle. J'avais 11 ans lorsqu'elle est décédée.
A l'époque, on ne parlait pas beaucoup du handicap mais moi cela ne m'a jamais posé de problème, c'était "naturel".
Par contre le regard des autres dans la rue lorsque, par exemple, il fallait porter ma grand-mère de son fauteuil à la voiture me gênait énormément. J'avais l'impression que les gens étaient gênés ou dégoûtés et cela m'a toujours choqué.
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Thierry Silvestre, initiateur des Trophées Handi-Friends, continue le combat !....
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Il est parfois difficile d'interpréter les réactions des gens. On peut y méler nos propres ressentis, et ça fausse tout.
Dans ma famille, nous connaissons le handicap puisque nous le vivons, et nous réagissons tous d'une façon différente.
Ma mère est très gênée pour elle et les autres, ma soeur semble indifférente, et moi, j'observe pour apprendre comment on s'y prend.
J'ai un visage ouvert et souriant, ce qui facilite sans doute les contacts, mais rien n'empêche une autre personne d'interpréter autrement mon attitude.
Il y a des pays où on cache les handicapés ... heureusement que nous n'en sommes plus là et que nous vivons au milieu des valides. Plus ou moins bien, mais au milieu des valides tout de même.
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