Il s'agissait d'une enfant victime d'une maladie orpheline. C'était la sœur d'un copain de mon fils.
Je la rencontrais chaque fois que je déposais mon fils chez son copain. Cette petite fille ne parlait pas, bavait, avait du mal à se déplacer mais me reconnaissait puisque chaque fois que je sonnais et que sa mère ouvrait, elle allait d'elle même chercher mon fils pour le ramener jusqu'à moi.
Avant cette "rencontre" j'ai toujours pensé que je ne supportais pas les gens "anormaux", et je redoutais même d'être parent d'un enfant trisomique.
Lors d'une sortie d'école, où les frères et sœurs étaient conviés, il se trouve que le père de cette petite fille était absent. Fatiguée, elle est venue vers moi, m'a demandé les bras, et a passé le reste de l'après-midi dans mes bras, à dormir et... à baver sur moi.
Et j'ai découvert à ce moment là que non seulement je n'étais pas dégoûté, mais que j'étais prêt à la défendre comme s'il s'était agit de mon propre enfant.
Depuis je sais que je peux être en contact chaleureux avec des handicapés, sans pour autant être dans la pitié.
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