Je suis maman d'un enfant diagnostiqué dyslexique, dysorthographique, et surtout dyspraxique à 6 ans. Nous avons vécu "le parcours du combattant" comme beaucoup de parents sans pouvoir lui éviter une dépression, une déscolarisation et de nombreux "accrochages" avec l'éducation nationale.
L'enfant très intelligent (à la surprise de certains psy de l'éducation nationale) ne pouvait écrire une phrase correctement orthographiée, ne pouvait lire à haute voix sans ânonner, d'énormes difficultés pour tenir un crayon, tracer un trait (nul en géométrie malgré ses explications orales).
Trop de lenteur, trop de difficultés pour pratiquer un sport (essais nombreux), en rupture totale avec les enfants de son âge. A neuf ans, complètement démoli, il voulait "arrêter tout", mourir.
A 11 ans grâce à une rééducation orthophonique efficace et une institutrice qui le faisait travailler énormément à l'oral, il acceptait de rentrer en 6ème et échappait à l'orientation scolaire préconisée (Section d'enseignement général et professionnel adapté : SEGPA).
Une scolarité collège - lycée axée sur un travail intense de tous les jours, des enseignants à l'écoute ou tolérants, certains très encourageants, une rencontre aussi avec un médecin scolaire qui l'a soutenu, encouragé... Il a eu un BAC ES avec mention bien.
La bagarre continue. Il est maintenant seul face à ses difficultés non pour lire et écrire (micro-ordinateur) mais pour suivre (lenteur) et créer des liens avec les jeunes de son âge dont il ne partage pas les loisirs. Sa différence : lenteur et extrême et maladresse le pénalise toujours.
Trouvera-t-il sa place dans le monde professionnel ?
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Thierry Silvestre, initiateur des Trophées Handi-Friends, continue le combat !....
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