De par ma fonction, je rencontre de nombreux collaborateurs en situation de handicap. Je prendrai pour exemple une personne sourde de naissance, communiquant avec la lecture labiale.
Pour nos échanges, cela m'a demandé un effort pour que ma bouche ait une forme particulière (bonne ouverture, position de la langue, etc.) pour prononcer un son précis. Évidemment, des règles pour bien communiquer existent. Cependant, la lecture labiale m'a paru ne pas permettre de tout comprendre et dépend de la prononciation, de ma physionomie labiale et aussi de ma position (parler en montrant toujours mon visage, pas à contre jour, etc.).
Pour terminer, la lecture labiale fait appel à un vocabulaire simple et la difficulté provient des mots qui se prononcent de la même façon (verre, vers, vert). Il me parait donc important de préciser à cette personne sourde de quel sujet on parle.
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Thierry Silvestre, initiateur des Trophées Handi-Friends, continue le combat !....
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CES ENTREPRISES AGISSENT POUR L'INSERTION
La difficulté ne vient pas vraiment des mots se prononçant de la même façon (vers, vair, verre) car si vous y réfléchissez la difficulté est la même pour un normo-entendant. La difficulté vient en revanche de mots qui sont distincts pour le normo-entendant et ont la même apparence (ou presque) pour un malentendant lisant sur les lèvres : mât, bas, bras, pas, par, mare, barre... Ils sont bien plus nombreux que vous n'imaginez !
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