C’est une petite fille qui revenait d'une chirurgie très lourde, et qui était sourde. Elle ne savait ni lire, ni écrire. L'équipe soignante était assez mal à l'aise, car la petite pleurait, et nous voulions savoir pourquoi : douleur, manque de sa famille, angoisse...
Il a fallu attendre que sa tante, qui parlait la langue des signes arrive pour pouvoir traduire nos questions. Le fait de devoir être dépendant de quelqu'un est assez difficile, tant pour la personne hospitalisée que pour le soignant.
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Thierry Silvestre, initiateur des Trophées Handi-Friends, continue le combat !....
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J'ai vécu une situation similaire. On comprend alors bien combien les soignants sont touchés par le mal être ou la souffrance de la personne soignée.
Il serait bien sur préférable d'avoir toujours un interprète pour toutes les langues, mais c'est utopique.
Ce qui me semble important c'est que les soignants qui redoutent et ont peur de ce type de situation ne refusent pas pour autant les soins à ces personnes.
Je tiens à signaler que Muriel Derome s'est très tôt mobilisée pour Handi-partage, et l'en remercier.
Pour ceux qui veulent mieux la connaître, voir son intéressant témoignage en tant que soutien de Handi-partage : http://handi-partage.fr/soutiens#soutien
Ce qui peut-être très utile dans des situations comme celle-ci c'est de préparer avant l'intervention chirurgicale une série de pictogrammes ( petits dessins représentatifs ) qui permettront d'indiquer aux soignants les besoins les plus essentiels : j'ai mal, j'ai soif, j'ai faim, j'ai froid, j'ai chaud, j'ai peur, j'ai besoin d'aller au toilettes, je veux ma maman ou je veux téléphoner à ma maman, je veux jouer, je veux regarder un film, ou faire de l'ordinateur etc
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