Nathalie Rodary coache ses clients sans se mettre « à leur place… »
Nathalie
Rodary, fondatrice d’Assary, société à Vocation humaniste est
coach de Dirigeants, écrivaine, chanteuse. Sa parole est claire et la mission
qu’elle assigne à sa vie ne l’est pas moins : Je suis sur terre pour
faire faire à l’humanité son saut de conscience.
Nathalie a une sœur ainée handicapée. Un handicap sans nom scientifique, manifesté par des faiblesses physiques et mentales. Mais dans certains domaines, c’est tout autre chose :

Ma sœur a une mémoire et des capacités à comprendre l’autre inouïes. Elle travaille dans un CAT à St Germain en Laye, et les commerçants de la ville entière la connaissent, tant elle est douée pour la relation. Quand nous sortons ensemble, je suis « la sœur de Catherine ». Pour le relationnel, ma sœur pourrait donner des cours.
Sur Handi-partage, Nathalie Rodary a trouvé cette expérience d’une relation entre deux cousins, qui la fait réagir :
C’est tout à fait ça ! Dans une situation comme celle-ci, il faut apprendre d’autres modes de communication. C’est comme lorsque l’on voyage dans un pays dont on ne connaît pas la langue et la culture. Il faut se mettre en lien, chercher un moyen de communiquer. On en revient à des moyens très simples : les ressentis, le regard. Et le sourire avant tout.
Expérimente et suis ta voie
Nathalie insiste beaucoup sur la posture d’expérimentation. Dans son dernier livre Saint-Pierre m’a dit …, nous avons trouvé ce conseil (page 211) qui, chez Handi-partage, nous va droit au coeur : « Expérimente et suis ta voie. Et pour cela, aime l’inconnu ». Elle poursuit :
Cette personne handicapée que je vois là, c’est l’inconnu. C’est l’aventure. Il faut essayer, voir si ça marche. Se tromper, ce n’est pas grave. On en rigole, c’est un bon moyen de partager ensemble. Il n’y a pas de sérieux, il n’y a pas de drame. Juste de la crispation, dont il faut se défaire.
Est-ce que la présence auprès d’elle d’une sœur handicapée a joué un rôle dans la vie professionnelle de Nathalie Rodary ? Oui, et tout particulièrement dans son métier de coach :
Dans l’échange, les personnes handicapées mentales ne passent pas par le mental. C’est pourquoi il faut toujours être naturel, on ne peut pas tricher. Il faut être soi, dans son axe. Ca, je l’ai appris avec ma sœur. Et c’est ce qui me donne une réelle capacité, en coaching, à m’oublier moi-même pour me mettre dans le mode de fonctionnement de l’autre.
Veut-elle parler d’empathie, de sympathie ? Mais non ! Ces mots lui semblent trop faibles : Il s’agit d’une capacité à se décentrer pour comprendre l’autre de l’intérieur sans se mettre « à sa place ».
Tiens, recherchons cette expression sur Handi-partage … A sa place, … A sa place … Voilà ! C’est à la quatrième ligne de cette expérience dans les transports. On comprend que Nathalie Rodary à raison : dans une relation à l’autre, se mettre « à sa place » comporte bien des dangers.
Laurent Ryckelynck
Photos
- Nathalie Rodary
- Le livre « Saint-Pierre m’a dit … »
Ressources
- Saint-Pierre m’a dit …, de Nathalie Rodary
- Assary






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